23.06.2008

Le vélo de Dominique Gros.

Pourquoi je ne suis pas grossiste ?  Malgré  tout le respect que je lui porte ?

La véritable cause en est lointaine, ce fut celle qui entraîna ma rupture. S'y adjoignent des secondaires qui n'auraient rien changé. Et hier j'ai eu la confirmation, par un de ses actes anodins qui vous révèlent, que mon sentiment était juste.

C'était à l'hiver 2005. L'ordre vilepino-sarkozien règnait : la france de toujours, la france moisie avait ressorti de l'arsenal antibougnouls datant de la guerre d'Algérie le couvre feu. Dans les banlieues rougeoyaient encore les dernières braises d'une série d'émeutes qui avaient surpris toutn le monde.

Dominique Gros avait convoqué une  réunion de section du PS pour réfléchir, et éclairer ce qui venait de se passer. Il avait choisi, je ne lui pardonnais jamais, l'angle sécuraitaire en y invitant un  camarade flic. Socialiste certes, mais flic avant tout. Et qui bien sur tint un discours de flic, bon flic républicain qu'il est certes mais de flic.

Son discours convenait à toutes une série de vieux fonctionaires socialistes qui serraient les fesses de peur des hordes moires et arabes qui menaçaient leur pavillons.  Et en indignait quelques autres, dont moi. Ce jour là je compris que le socialisme de Gros le catholique était un socialisme "du dehors", un socialisme de conversion,  à la fois traduction sur le plan politique d'un véritable catholicisme, beaucoup plus partie intégrante de sa personnalité, et corporatisme de fonctionnaire et d'agent du public.

Hier au Pontiffroy c'était l'annuel repas de quartier. Une cinquantaine de voisins saucissonnaient (façon d'écrire car en fait pas de saucisson vu la présence de musulmans) sous les arbres.

Dominique Gros et madame, et c'est tout à leur honneur et fut unaniment porté à son crédit, même par les mémés de droite vint chrétiennement partager la communion.  le maire d'une grande ville venant paeer une heure avec des concitoyens de base sans qu'jne élection ne se profile. Voilà pour l'excellence de l'homme.

 Néanmoins il n'échappa pas aux yeux les plus acides que Dominique Gros, arrivé en vélo comme de bien  entendu, l'attacha à un arbre.

Ben voilà ! Comme si dans le quartier on volait les vélos.  Dominique Gros à une vision bienveillante  de l'humanité. Mais comme le bon catholique qu'il est il sait que le démon existe, et qu'il s'exprime par la tendance qu'ont les hommes du peuple à commettre des actes délictueux si on ne s'en prévient pas.

Sécuritaire je vous dit.

 

Stern, Cossery, qui sera le troisième ?

Mario Rigoni Stern, Albert Cossery sont morts dans la même semaine. Vieux, L'un était né la même année que ma mère, l'autre avait 97 ans.

Qu'est ce qui pouvait donc rapprocher l'austo-italien du plateau d'Asiago et le dandy égyptien immigré à Paris depuis une éternité. Outre le talent bien sur, le fait qu'il s'agissait de deux écrivains paisible, sans haine, purs de mauvais sentiments.

 Mon panthéon de la littérature vivante s'est brutalement  dépeuplé.

10.06.2008

Il n'y a pas de honte à fuir devant l'ennui et le snobisme.

Cela ne m'était plus arrivé depuis des années. Au cinéma, perdu dans la grande salle de l'Ariel,  avec une demi douzaine d'autres spectateurs, devant le dernier film de Despléchin, Le Conte de Noel, j'ai fini, assez rapidement, par m'enfuir affolé de devoir encore, au bout d'une heure, m'ennuyer toute une autre et plus.

Franchouillard, bourgeois, improbable, invraisemblable, verbeux, s'ennivrant de citations sans autres but d'étaler sa culture.